Comprendre
Mieux comprendre les acouphènes avec AUDITION CONSEIL France

Tout savoir sur les acouphènes :
définition, symptômes, cause et traitements

Les acouphènes peuvent être définis comme des bruits dits « parasites » qu’une personne entend, sans que leur existence soit réelle et démontrable. Le problème ne concerne pas qu’une minorité d’individus puisque l’on estime qu’entre 10% et 18% de la population française est concernée par des acouphènes – permanents ou non –, avec une proportion de 30% chez l’adulte. Environ 2% des sujets affectés souffrent d’acouphènes dits « graves », qui peuvent fortement nuire à la qualité de vie et provoquer stress, anxiété, voir dans certains cas dépression.

Au niveau mondial, on considère que 5% de la population adulte est touchée par des acouphènes dits « permanents ». Les sources se basent sur quelques pays développés, car ils disposent de données vérifiables. Dans les chiffres, 4% de la population néo-zélandaise, 5% de la population du Royaume-Uni ainsi que des États-Unis, et 7% de la population allemande seraient concernées1.

Si les causes sont diverses, de nombreux traitements existent et s’adaptent aux spécificités de chacun. Les acouphènes sont dans 95% des cas sans incidence sur la santé physique, et font en général suite à un choc auditif fort – comme un concert – ou bien à une dégénérescence liée à l’âge (presbyacousie).

Mais les jeunes, de 12 à 35 ans, sont de plus en plus touchés. D’après une étude récente menée par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), un jeune sur deux risques de souffrir à terme de perte auditive, soit 1.1 milliard d’individus dans le monde. Selon l’Organisation, cela est principalement dû à une « exposition prolongée et excessive à des sons forts »2.

Il est vivement conseillé de consulter un ORL dès l’apparition des premiers symptômes afin que des solutions puissent être apportées rapidement, et ainsi éviter toute aggravation.

Audition Conseil vous présente en vidéo les origines de l’acouphène et ses conséquences. Découvrez en quelques minutes les protocoles d’appareillage et thérapies sonores utilisés par les audioprothésistes Audition Conseil pour pallier à ces sifflements et bourdonnements.

Un phénomène souvent lié à une baisse de l’audition

Les acouphènes représentent un trouble de l’audition assez courant : 20 % environ de la population en subit régulièrement les effets. Ils se manifestent par des bourdonnements, des sifflements, des chuintements perçus au niveau de la tête ou de l’oreille. Leur origine est encore mal expliquée : manifestation du stress émotionnel, cause médicale ou traumatisme sonore sont quelques-unes des causes connues de cette affection. Dans 9 cas sur 10, les acouphènes sont reliés à une déficience auditive et pour 3 de ces cas, la baisse de l’audition constatée nécessite un appareillage.

Qu’est-ce qu’un acouphène ?

L’acouphène est la perception d’un son qui n’existe pas, provoquée par une anomalie du système auditif. Assez courant, il se manifeste par des sensations de bourdonnements, de sifflements ou de chuintements qui sont très difficiles à supporter au quotidien. Le déclenchement de l’acouphène est lié à un traumatisme, soit physique, soit psychosomatique. Mais quelle que soit son origine, l’acouphène augmente avec le stress. Ce problème auditif touche 20 % de la population. Découvrez les différentes causes des acouphènes dans notre dossier !

Comment mesurez-vous l’acouphène chez AUDITION CONSEIL ?

Nous proposons d’abord un diagnostic physique basé sur des mesures précises. Nous jaugeons ensuite le retentissement de l’acouphène sur l’état physique et psychologique du patient à travers un questionnaire calibré. C’est grâce à ce double bilan que nous pouvons offrir une solution complète et adaptée à chacun de nos patients.

Quelle solution proposez-vous pour traiter l’acouphène ?

Nous disposons de 3 méthodes, selon les cas.

La première consiste à appareiller le patient, souvent également atteint d’une perte auditive (92 % des cas), en opérant des réglages d’amplification adaptés à l’acouphène. La deuxième méthode couple l’amplification avec l’envoi d’un bruit masquant, calibré pour masquer l’acouphène. Dans ce cas, le patient contrôle lui-même l’envoi du bruit selon ses besoins directement depuis ses aides auditives. Enfin, nous pouvons l’équiper d’un appareil envoyant uniquement le bruit masquant, notamment pour la nuit.

Quels sont les résultats de ces méthodes ?

Ces solutions sont plus efficaces que la méthode d’envoi d’un bruit blanc, elles sont aussi plus rapides à mettre en place. Nous évaluons les résultats au bout d’un mois à un mois et demi : quand le problème a été traité à temps, dans 85 % des cas, l’appareillage est efficace.

Pour nos patients, une nouvelle vie commence : l’état de santé général est amélioré, car les répercussions physiques et psychologiques de l’acouphène sont énormes.
Si vous avez un doute sur votre audition, le plus simple est de venir nous rencontrer dans le centre auditif le plus proche de chez vous !

Parlez-en à votre audioprothésiste qui vous présentera les solutions acoustiques capables de soulager votre acouphène pu découvrez les différents traitements pour soigner les acouphènes dans notre dossier !

Les différents types d’acouphènes

Les acouphènes objectifs

Les acouphènes objectifs sont susceptibles d’être entendus par un spécialiste compte tenu de leur côté mécanique, et sont donc plus facilement identifiables. Dans la majorité des cas, les personnes affectées ont la sensation d’entendre leur coeur battre directement dans leurs oreilles. Ce problème est généralement dû à un rétrécissement des artères, qui perturbe le flux sanguin. Il ne concerne qu’une infime minorité des cas : environ 5%.

Les acouphènes subjectifs

Ils portent cette fois-ci sur la grande majorité des diagnostics, soit environ 95%, et ne sont audibles que par la personne atteinte. Contrairement aux acouphènes dits « objectifs », il est ici plus difficile de trouver la cause puisqu’elle dépend bien souvent de critères physiologiques encore trop peu connus.

Les acouphènes temporaires

Avoir des acouphènes de façon sporadique, passagère, n’est pas quelque chose de grave, et cela est même assez fréquent. C’est en général la conséquence d’une surexposition à un son fort qui va endommager l’oreille de façon temporaire. Le bruit se résorbe en quelques heures ou bien en quelques jours, sans séquelles visibles, l’acouphène à disparu même si le capital auditif est sans doute atteint. Si les acouphènes persistent après 48 heures, il est conseillé de consulter un ORL.

Les acouphènes permanents ou chroniques

Les cas les plus lourds peuvent durer dans le temps et nuire fortement à la qualité de vie des personnes concernées. Dans ce cas précis, il est recommandé d’être suivi et accompagné par un ORL, l’objectif étant de réduire les gênes occasionnées. Ces acouphènes dits « permanents » peuvent en outre être chroniques, avec des périodes de crise assez courtes durant de quelques heures à quelques jours.

Les acouphènes pulsatiles

Il s’agit ici d’un type d’acouphène très spécifique. Les sensations décrites prennent la forme de battements, de bruits rythmiques. S’il est plus rare que les autres types d’acouphène, ses causes sont plus facilement identifiables, tout comme les traitements.

Ils ne sont que très rarement symptômes de graves problèmes de santé. Ils sont en général la manifestation de troubles tels que de l’athérosclérose, un souffle cardiaque, une artère rétrécie, des problèmes d’hypertension accumulée dans la boîte crânienne, d’inflammations au niveau de l’oreille interne ou encore de divers spasmes des muscles de l’oreille, de la mâchoire ou de la gorge.

 

Le fonctionnement de l’oreille

Anatomie de l’oreille

Il n’existe pas à ce jour de véritable consensus concernant le fonctionnement mécanique des acouphènes, et les explications scientifiques ne sont pas encore attestées.

La théorie la plus récente et la plus partagée s’appuie sur une combinaison de deux phénomènes : une perte d’audition qui va entraîner un problème à l’oreille interne, suivie par une réaction disproportionnée du cerveau qui « augmente » artificiellement le son.

Les acouphènes peuvent donc être considérés comme des « sons fantômes », imaginaires, semblables au principe de « membres fantômes ». Privé d’information, le cerveau va ainsi créer et accentuer les faibles sons qu’il perçoit.

De fait, de nombreuses parties du corps humain sont concernées par les acouphènes : le cerveau, le tympan, le nerf auditif, et l’oreille interne. Cette multitude d’éléments rend le diagnostic et les traitements difficiles.

La trompe d’Eustache

La trompe d’Eustache est extrêmement importante dans l’anatomie de l’oreille et permet notamment, lorsque nous bâillons, d’égaliser la pression de l’air entre l’oreille moyenne et l’environnement extérieur.

Il peut arriver que l’oreille se bouche, pour cause de mucosités par exemple, ou bien à cause d’une baisse brutale des températures. La trompe d’Eustache ne parvient alors plus à jouer son rôle d’égalisateur de pression, et des troubles auditifs apparaissent. Les enfants constituent la population la plus vulnérable, du fait de la fragilité de leurs oreilles.

Ces mêmes problèmes de pression peuvent aussi subvenir lors de phases de décollages ou d’atterrissages en avion, créant ainsi quelques acouphènes passagers, qui cependant disparaissent rapidement pour la plupart des personnes concernées. Certains individus peuvent s’avérer plus sensibles que d’autres. La durée et l’intensité des acouphènes vont donc évoluer en conséquence.

Découpe du système auditif humain

1« Prévalence de l’acouphène » Hear-it. https://www.hear-it.org/fr/prevalence-de-lacouphene
2« Le risque de déficience auditive concerne 1.1 milliard de personnes » Organisation Mondiale de la Santé. Février 2015, https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/ear-care/fr/

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