Tout savoir sur la réforme 100% santé et le remboursement des appareils auditifs

La réforme 100% Santé mise en place par le Gouvernement a pour vocation de garantir à tous un panier de soins 100% remboursés, et donc sans reste à charge pour les patients, dans les domaines de l’optique, de l’audition et des soins dentaires. Progressivement mise en place depuis janvier 2019, cette nouvelle législation fait évoluer la base de remboursement des appareils auditifs par la Sécurité sociale, complétée par les mutuelles selon le contrat de chaque assuré, et rend ainsi accessible la santé auditive au plus grand nombre. Elle permet également d’améliorer l’accessibilité à l’appareillage auditif et de mieux contrôler la qualité de la prise en charge.

 

 

Le 100% Santé, qu’est-ce que c’est ?

Avec la réforme 100% Santé, davantage de patients malentendants pourront s’équiper d’aides auditives en 2021, grâce à la possibilité d’une prise en charge intégrale de leur coût par la Sécurité sociale et les organismes d’assurance complémentaire santé à partir du 1er janvier prochain. Fidèle à ses engagements, d’indépendance, d’expertise et de conseil, le réseau AUDITION CONSEIL informe ses clients sur ces offres 100 % Santé, et leur permet de les essayer s’ils le souhaitent. Nos audioprothésistes veillent à ce que ces appareils conviennent à l’usage, sans trop d’inconvénients pour une bonne observance de la prescription. Ils expliquent que si les aides auditives de classe II, à prix libres, sont moins bien remboursées, elles ont d’autres avantages.

 

Quels sont les appareils concernés par le 100% Santé ?

 

LA PAROLE DE L’EXPERTE :
Emmanuelle Martin, audioprothésiste AUDITION CONSEIL aux Antilles

 

Les aides auditives doivent être référencées par le ministère de la Santé et la Sécurité sociale pour être remboursables. La réglementation française prévoit que le référencement d’un appareil de classe II passe par celui d’un appareil identique de classe I. Cette obligation permet de garantir un véritable panier de soins 100 % Santé, mais aussi de suivre l’évolution des produits et de comparer les deux classes. Quelles différences entre celles-ci précisément ? Leurs caractéristiques techniques et le choix entre diverses options permettent de répondre à cette question.

1. Le nombre de canaux

 

Un appareil auditif doit comporter au moins douze canaux d’amplification du son, mais certains sont référencés avec huit canaux seulement à certaines conditions. « Plus le nombre de canaux est important, mieux nous pouvons régler finement l’amplification des signaux sonores et ainsi améliorer le confort d’audition du patient notamment l’intelligibilité de la parole dans le bruit, explique Emmanuelle Martin. Les appareils auditifs de classe II permettent une bien meilleure précision avec douze à quarante-huit canaux. »

 

2. La directivité du microphone

 

L’intelligibilité de la parole dépend aussi de la directivité microphonique. C’est pourquoi les appareils référencés à huit canaux sont pourvus de microphones qui adaptent automatiquement leur réception à la provenance de la voix. « Avec des aides auditives classiques, le faisceau de captation du son s’oriente et se concentre sur la parole de la personne que l’on écoute. Aujourd’hui, on va beaucoup plus loin avec des systèmes de détection et d’amplification de la parole dans le bruit sur les appareils auditifs de classe II. »

3. Le réducteur de bruit

 

Autre condition importante pour le référencement d’un appareil à huit canaux : un réducteur de bruit impulsionnel ajustable par l’audioprothésiste. Une telle fonction permet d’atténuer l’amplification pour les bruits brefs et soudains, comme ceux de la vaisselle ou les aboiements d’un chien. À la façon d’un puzzle, moins la parole est couverte et fragmentée par les bruits environnants, plus le message est facile à reconstituer. L’effort d’écoute et de compréhension est ainsi allégé.

 

 

4. Plus ou moins d’options

 

Pour les aides auditives à douze canaux au moins, la directivité adaptative et le réducteur de bruit impulsionnel font partie des huit options communes aux classes I et II, car toutes améliorent le confort auditif. Les six autres sont un système anti-acouphène, la connectivité sans fil, la synchronisation du traitement du son entre les deux oreilles, une bande passante élargie, la fonction de mémorisation des modifications moyennes du volume effectuées par l’utilisateur, et la réduction des réverbérations du signal sonore pour limiter l’écho dans un lieu fermé.

 

Les spécificités des appareils de classe II

 

Ces derniers doivent également avoir au moins une des quatre options spécifiques à leur classe : au minimum vingt canaux de réglage, une bande passante élargie, un réducteur de bruit impulsionnel plus fin pour encore plus de confort, une batterie rechargeable. Ces options supplémentaires font toute la différence pour un réglage au plus près des besoins de correction et d’écoute, mais aussi pour l’adaptation aux aides auditives et leur bon usage.

 

Emmanuelle Martin témoigne de son expérience avec des patients qu’elle suit depuis de nombreuses années. « Au fil du temps, il faut tenir compte de l’évolution de leur santé, et pas seulement de leur audition, explique-t-elle. Avoir à changer des petites piles peut ainsi devenir difficile pour une personne ayant des difficultés de vue ou de préhension. Or nous devons veiller à l’autonomie de nos patients et rester vigilants sur tout ce qui pourrait décourager le port des aides auditives. »

Prix et remboursements des appareils en 2021

Depuis le 1er janvier 2019, des offres dites « 100 % Santé » sont proposées pour les différents modèles d’appareils auditifs. Leur prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale et les organismes d‘assurance complémentaire santé sera effective au 1er janvier 2021.

 

Pour cela, le tarif de ces offres (classe I) a été plafonné et progressivement réduit. Il est passé à 1 100 euros par oreille en 2020, et il sera de 950 euros en 2021. Dans le même temps, l’Assurance maladie a augmenté sa base de remboursement et les organismes d’assurance complémentaire santé leur prise en charge. Leur remboursement est de 720 euros par oreille en 2020 pour les aides auditives de classe 1. Il sera total en 2021, les patients qui choisiront ces offres n’auront rien à payer s’ils ont un contrat mutuelle responsable. On parle alors de « reste à charge zéro ».

Les aides auditives à tarifs libres (classe II) auront la même base de remboursement (ou tarif de responsabilité) de la Sécurité sociale : 400 euros par oreille en 2021. Leurs prix seront contrôlés pour en limiter la hausse. Leur prise en charge totale (Sécurité sociale et complémentaire santé) sera plafonnée à 1 700 euros par oreille dans les contrats responsables.

Comment bénéficier de l’offre 100% Santé en audiologie ?

Chez AUDITION CONSEIL, nous sommes persuadés qu’une solution pour mieux entendre existe pour vous !
Et si nous en parlions dès maintenant ? Nos spécialistes de l’audition partout en France se tiennent à votre disposition pour vous informer sur ces nouveaux remboursements et vous faire découvrir la nouvelle génération d’aides auditives qu’ils ont sélectionnées pour vous. Avec des aides auditives totalement prises en charge, vous avez toutes les raisons de bien entendre !

Un choix libre et éclairé

 

Mieux une personne malentendante est écoutée et informée, plus elle accepte sa situation et la façon d’y remédier, et plus elle s’implique dans les soins qui lui sont prodigués. C’est pourquoi le réseau AUDITION CONSEIL fait la part belle à l’écoute et à l’accompagnement tout au long de la relation avec chaque patient. Son objectif est que les aides auditives apportent les bénéfices attendus sans inconvénient à l’usage. Pour cela, ses audioprothésistes choisissent entre différents modèles et marques de classes I et II lequel conseiller au patient et lui faire essayer, en toute indépendance.

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