Le Mag

19/08/2014

La prévention des troubles auditifs chez les jeunes

Gare aux stress auditifs !

En concert, au café, en soirée, en boîte de nuit ou dans le casque de leur baladeur, les jeunes peuvent écouter de la musique à tout moment et en tout lieu. Cette liberté n’est pas sans danger !

Exposer ses oreilles à une écoute prolongée et à des volumes sonores trop forts entraîne une fatigue auditive, voire des traumatismes, l’un et l’autre pouvant générer une baisse de l’audition. Les musiciens sont généralement sensibilisés à la nécessité de se protéger face à ce risque. Adolescents et jeunes adultes, en revanche, n’ont pas toujours conscience de leurs excès auditifs ! D’où la multiplication des initiatives d’information et de la prévention auditive pour les jeunes.

Les effets de l’écoute au casque

Les baladeurs sont les principales causes de déficience auditive chez les jeunes. Rendez-vous annuel tout public, la Semaine du son a convié des spécialistes de l’écoute au casque pour faire le point sur cette pratique en plein essor : technologies, usages, pathologies, impacts sociaux… Cela se passait le 28 janvier au Conseil économique et social, à Paris.

La prévention des troubles auditifs chez les jeunes - Audition Conseil
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Focus sur les acouphènes et l’hyperacousie

Cette année, le 13 mars, la Journée Nationale de l’Audition (JNA) a été organisée avec l’aide de l’association France Acouphènes, afin de sensibiliser jeunes et moins jeunes au développement des acouphènes et de l’hypersensibilité au bruit. De plus en plus fréquents au sein de la population française, ces troubles auditifs sont favorisés par l’écoute de la musique amplifiée et diffusée par les nouvelles technologies (MP3, Hi-Fi, vidéo). Partenaire de la Journée nationale de l’Audition, comme chaque année, Audition Conseil soutient les actions de dépistage et de prévention des risques auditifs de cette association à maintes occasions.

Dépistage dans des établissements de nuit

Ainsi, dans la nuit du 4 au 5 juillet derniers à Lyon, dix audioprothésistes Audition Conseil ont participé à l’opération « Monter l’ambiance… Baisser le son » dans des établissements nocturnes. « Nous avons pratiqué des bilans auditifs et mesuré la fatigue auditive liée aux sons forts, explique David Colin. Nous avons également fait de la prévention en expliquant les risques et comment s’en protéger. » Lors de cette soirée, organisée par la JNA en collaboration avec la ville de Lyon et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, une cinquantaine de personnes ont accepté de répondre à une enquête. Perçue par moins d’une personne sur quatre, la gêne sonore s’est révélée dans les résultats des tests de l’audition, réalisés avant et après la soirée. Une baisse de l’acuité auditive a été constatée chez les dix personnes ayant accepté ces bilans. Des semaines de l’audition dans les écoles En partenariat avec le ministère de la Santé, l’Institut national d’éducation et de prévention pour la santé, ainsi que des agences régionales de Santé, l’association auditionsolidarité.org intervient régulièrement dans les conservatoires et autres écoles de musique. Elle organise une semaine d’intervention et fournit le matériel d’information : autocollants, posters, t-shirts pour les enseignants… Il s’agit se sensibiliser dès le plus jeune âge aux risques auditifs et à la nécessité de protéger ses oreilles en portant des bouchons adaptés à la pratique musicale.

ENQUETE

L’espace de repos auditif préféré aux protections

L’association JNA a interrogé une cinquantaine de personnes fréquentant des établissements nocturnes, la nuit du 4 au 5 juillet 2013 à Lyon (opération « Monter l’ambiance… Baisser le son »). Plus de la moitié ont reconnu avoir ressenti une gêne auditive après un concert (64 %) ou une soirée en discothèque (55 %). Le port de protections n’est guère envisagé (21 %), les jeunes noctambules (moyenne d’âge 27,5 ans) préférant en majorité un espace de repos auditif ou une baisse du volume sonore.