Le Mag

26/03/2021

Les masques inclusifs qui facilitent les échanges sociaux

Depuis plusieurs mois, les professionnels travaillant dans des structures publiques, auprès de personnes en situation de handicap ou de jeunes enfants, s’inquiétaient de l’isolement provoqué par les masques chirurgicaux. Depuis la fin de l’année 2020, les municipalités, les associations, les écoles et les crèches, ont reçu et essayé de porter des masques inclusifs pour faciliter l’intégration et la compréhension des malentendants et des enfants.

Comment se présentent-ils et pourquoi sont-ils nécessaires ?

Ces nouveaux masques transparents et plastifiés permettent de voir les émotions et de lire sur les lèvres, ce qui aide grandement les personnes touchées par des troubles auditifs, et facilite le développement cognitif, émotionnel et sensoriel des tout-petits. À l’école, ils sont utiles aux jeunes enfants et aux adolescents car ils contribuent à mieux comprendre et assimiler les connaissances, notamment l’apprentissage des langues qui nécessite de répéter certaines syllabes et de bien prononcer. Au-delà des services publics et de l’éducation, ces masques sont un véritable atout auprès des malentendants et des personnes âgées qui présentent des pertes auditives. Porter un masque inclusif améliore la communication et la compréhension de ses proches : un vrai plus pour ceux qui se sentent isolés.

Les masques inclusifs utiles pour une meilleure compréhension

Pourquoi sont-ils si peu utilisés ?

Depuis le début de la pandémie, la plupart des spécialistes de la petite enfance travaillent avec des masques chirurgicaux et certains professionnels interrogés n’ont pas remarqué de déficits particuliers dans l’apprentissage du langage auprès des enfants. Quelques-uns ont de petits problèmes de prononciation rares, mais les personnels des crèches les corrigent et essayent de faire encore plus attention lorsqu’ils parlent afin de bien se faire comprendre.

Autre raison apparente : ces masques sont parfois inconfortables… Ils sont souvent trop serrés au niveau des élastiques et le plastique se situe trop près de la bouche et du nez, ce qui donne une impression de suffocation. Les agents des services publics ne les mettent donc que pour les actes nécessaires comme les contacts directs avec un enfant ou une personne malentendante. Cependant, de nouveaux designs de masques inclusifs sont à l’étude chez les professionnels et devraient améliorer le confort de ceux qui les portent.