Le Mag

08/10/2021

Dépistage de la surdité chez les nouveau-nés : pourquoi est-ce essentiel ?

Lorsque l’on attend un enfant ou que celui-ci vient de naître, sa santé et son développement sont au cœur de nos préoccupations. Parmi les nombreux tests proposés à la maternité, le dépistage des troubles auditifs est incontournable ! Explications.

Pourquoi le dépistage est-il essentiel ?

Le dépistage est proposé de façon systématique dans les maternités en France, car la surdité est l’un des handicaps les plus répandus, avec 7000 bébés par an qui naissent avec des troubles auditifs. S’il a été rendu obligatoire, c’est que la prise en charge précoce est essentielle au bon développement de l’enfant : cela lui permettra au plus vite d’entendre la voix de ses parents et la sienne, et ainsi de ne pas développer de retard de langage. Vous pensez peut-être que s’il n’entend pas, vous vous en rendrez compte rapidement… Or, il est fréquent de passer à côté d’une surdité chez le nouveau-né, tant l’enfant compense en utilisant ses autres sens : si vous claquez une porte et qu’il réagit, c’est peut-être tout simplement parce que la lumière a changé, ou que vous avez provoqué un courant d’air.

Comment se déroulent les tests ?

La première chose à savoir est que ces tests ne se feront pas sans votre consentement, et celui du 2e parent. Ensuite, soyez rassurés : ce dépistage est totalement gratuit, et indolore pour votre petit trésor. Il est réalisé au minimum 24 h après la naissance, pour éviter que des sécrétions liées à l’accouchement ne viennent encombrer l’oreille. Le personnel de la maternité choisira un moment et un endroit calme, à distance du bain : idéalement après la tétée ou le biberon. Des sons très brefs et de faible intensité sont émis dans l’oreille du bébé à l’aide d’une petite sonde (otoémissions acoustiques provoquées). Les résultats seront consignés dans le carnet de santé et dans le dossier médical de l’enfant.

Dépister les troubles auditifs chez le nouveau né est un test essentiel

Que faire en cas de doutes ?

Si les résultats de ce premier test ne sont pas concluants, il vous en sera proposé un deuxième avant sortie, appelé potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAa). Celui-ci se déroule à l’aide d’un casque et d’électrodes qui recueilleront es signaux émis par l’oreille interne du nouveau-né. Il n’est pas douloureux. Si aucune réaction n’est observée, vous devrez faire réaliser par un médecin ou un ORL un 3e test au cours du premier mois de vie de l’enfant. Et si après ces 3 tests, on constate que votre bébé ne réagit toujours pas aux différents stimuli sonores, vous serez orientés vers un centre de diagnostic et d’organisation pour la prise en charge de la surdité (CDOS). En fonction du diagnostic, votre enfant pourra être appareillé, recevoir des implants cochléaires ou être suivi par un orthophoniste pour l’aider à développer son langage. Les enfants supportent souvent mieux les appareils que les adultes, car ceux-ci leur permettent de découvrir avec une grande joie tous les sons et les voix qui les entourent !

On ne m’a pas proposé de tests après la naissance, est-ce qu’il est trop tard ?

Vous avez accouché à domicile ou en maison de naissance ? Le test n’a pas été réalisé à la maternité ? Parlez-en à votre pédiatre rapidement ! En cas de doutes, par exemple si vous constatez qu’après l’âge de 6 mois votre petit arrête de babiller, n’hésitez pas à renouveler les tests.