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Le Mag

Différents type d’aides auditives

Une grande variété de solutions sont proposées dans les centres auditifs Audition Conseil

Les appareils auditifs proposés dans vos centres
Toujours plus faciles à vivre, discrètes et performantes, les nouvelles aides auditives permettent de couvrir la majorité des besoins et de convaincre les malentendants réticents à s’équiper.
Aujourd’hui, se passer de lunettes ou de lentilles de contact par souci d’esthétique semble difficile à imaginer. Les porteurs de lunettes considèrent comme impossible de vivre sans !
C’est aussi ce que pensent les personnes malentendantes de leurs aides auditives. L’enquête EuroTrak France 2012, menée sur un panel représentatif de 15 420 personnes en Europe, montre que 86 % des utilisateurs sont satisfaits de leurs appareils. Ces alliés indispensables au quotidien contribuent à maintenir leur qualité de vie en famille et en société, ainsi que leur santé face aux risques liés à la perte d’audition : dépression, chute…
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5 millions d’adultes non appareillés en France

Pourtant, selon une étude présentée par l’association France Presbyacousie en 2011, parmi les 7,6 millions de Français adultes souffrant de déficience auditive, 5 millions ne sont pas appareillés.
« Nous sommes dans la situation de l’optique d’il y a trente ans » constate Pierre Buseine, audioprothésiste Audition Conseil à Lille. Beaucoup de refus d’appareillage sont liés à des freins psychologiques : « l’image d’une prothèse beige disgracieuse comme celle que portaient nos grands-parents est bien ancrée dans la mémoire collective, même si elle ne correspond plus à la réalité ! »
Les aides auditives actuellement sur le marché bénéficient des progrès des technologies numériques qui en font de véritables petits bijoux, performants, confortables et discrets. Leur principe de fonctionnement commun : un microphone capte les sons et les convertit en signaux numériques, amplifiés puis convertis à leur tour et transmis à l’oreille par un écouteur.

Dans ou derrière l’oreille ?

Plusieurs types d’appareils sont déclinés à partir de ce procédé, adaptés à chaque problème d’audition. Les intra-auriculaires, d’une grande discrétion, se placent directement dans le conduit auditif. Ils permettent de corriger les surdités faibles et moyennes, mais tous les malentendants ne les supportent pas de la même façon et certains d’entre eux peuvent être gênés par une sensation d’oreille bouchée.
Les contours et les mini-contours ouverts (Open) sont portés derrière l’oreille et reliés à un embout placé dans le conduit auditif. Bien adaptés à la plupart des besoins de correction auditive, ils sont de plus en plus miniaturisés.
Dans cette “famille”, les écouteurs déportés laissent une grande liberté de mouvement, tout en garantissant un grand confort auditif. « Ils sont très à la mode depuis deux ans et sont choisis par 70 % de ma clientèle, car ils allient à la discrétion une très haute performance », témoigne Stéphane Gallego, audioprothésiste Audition Conseil à Lyon.
Les appareils les mieux équipés sont conçus pour une connexion sans fil avec le téléphone, la télévision, la radio, l’ordinateur ou le lecteur mp3. « Les packs Bluetooth sont très utiles pour recevoir le son de ses périphériques audio directement dans l’appareil auditif en évitant toute interférence », conseille Stéphane Gallégo.
Enfin, il existe des aides incorporées aux lunettes, discrètes mais réservées à ceux qui peuvent les porter en permanence.

Un nouvel appareil invisible

Dernier-né des progrès de la technologie, l’appareil Lyric : cette prothèse, implantée profondément dans le conduit auditif et totalement invisible, se porte en permanence, même la nuit.
À usage unique, elle doit être changée tous les trois mois par l’audioprothésiste. « C’est la seule aide auditive qui aille dans la partie osseuse du conduit », souligne Yannick Dumouchel, audioprothésiste Audition Conseil à Marseille. Il la propose à ses patients présentant une perte auditive légère à moyenne, ou aux personnes souffrant d’un handicap qui ne leur permet pas d’assurer l’entretien d’une prothèse classique.
« Bien sûr, le Lyric est un procédé intéressant, relativise Pierre Buseine, mais il n’est pas adapté à la majorité des patients et son coût reste prohibitif pour beaucoup d’entre eux. »

L’implant cochléaire, sorte de pacemaker de l’audition

Pour traiter les surdités sévères, la solution de l’implant cochléaire a été développée depuis une vingtaine d’années. « L’implant cochléaire est une sorte de pacemaker de l’audition, stimulant le nerf auditif à l’aide d’un faisceau d’électrodes », explique Stéphane Gallego, qui propose cette intervention chirurgicale en milieu hospitalier.
Le système, permanent, est composé d’un microphone externe accroché derrière l’oreille, relié à un émetteur sous la forme d’un disque implanté sous la peau près de l’oreille. Il est relié à un fil enroulé dans la cochlée, sur lequel sont placées des électrodes stimulant le nerf auditif.
« Nous intervenons sur des jeunes enfants sourds de naissance, ou sur des adultes devenus sourds sur lesquels on constate moins de 50 % de compréhension, même avec des aides auditives bien réglées, précise Stéphane Gallego. Dans tous les cas, plus la prise en charge est rapide et couplée à une rééducation auditive, mieux l’individu récupère l’ouïe perdue. »