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Le Mag

Agir pour l’audition étend son champ d’action

L’association crée un institut de recherche fondamentale et un centre de recherche clinique.

En mai 2017, l’Institut de l’audition ouvrira ses portes à proximité de l’Institut de la vision, dans le 12e arrondissement à Paris, avec lequel il constituera le premier campus français dédié aux déficits sensoriels. Cet institut de recherche fondamentale sera également proche du Centre d’audiologie avancée, qui sera inauguré en 2016 et dédié à la recherche clinique. L’un et l’autre verront le jour grâce à Agir pour l’audition qui veut « donner un coup d’accélérateur à la recherche en France », selon son directeur général, le Docteur Pierre Anhoury.

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Accélérer la recherche

L’association, créée en 2011, a été reconnue d’utilité publique en février 2015, et va devenir une fondation sous l’égide de la Fondation Bettencourt Schueller. Chaque année, Agir pour l’audition finance déjà des projets de chercheurs et de laboratoires de recherche. Elle conduit elle-même des projets avec des partenaires. Elle encourage aussi la recherche par la remise de prix. Agir pour l’audition agit pour le futur mais aussi au quotidien. Elle soutient les projets d’associations, de collectivités et de professionnels, tournés vers le grand public, et récompense des créations de toute nature en faveur de la santé auditive. L’association réalise des campagnes d’information et de dépistage. Enfin, elle conduit des études.

Un enjeu de santé publique

« Actuellement, nous en avons trois en cours, l’une sur le coût des prothèses auditives, une autre sur le coût du non appareillage et la troisième sur la sociologie des personnes malentendantes non appareillées, précise le Docteur Pierre Anhoury. Le croisement de leurs résultats nous aidera à mieux analyser les motivations et les freins à l’appareillage, et à agir pour rendre ces dispositifs médicaux plus accessibles. La santé auditive doit devenir une cause nationale de santé publique compte tenu de l’impact de la malentendance non compensée sur la cognition, mais aussi des risques auditifs liés à l’écoute de la musique avec un casque ou des écouteurs, sans contrôle du volume et de la durée d’écoute. L’Organisation mondiale de la santé a bien pris la mesure de cet enjeu et nous relayons sa campagne d’information en France. »