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Agir pour la santé auditive en maternelle et en primaire

Le problème du bruit à l’école n’est pas nouveau, mais il constitue désormais un risque de plus pour l’audition des enseignants et des élèves.

À l’école, le bruit n’est pas réservé aux préaux et cours de récréation. Lorsque les bâtiments ne sont pas bien isolés, les nuisances sonores extérieures entrent dans les classes. L’isolation phonique peut aussi être insuffisante à l’intérieur des locaux. Enseignants et élèves subissent alors les bruits des classes voisines, ou ceux liés aux déplacements des personnes et des objets. Ils doivent parler plus fort pour être entendus et compris. Or de tels efforts pour hausser la voix et tendre l’oreille fatiguent.

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Ces conditions de travail ne sont bonnes ni pour les enseignants, ni pour les élèves, d’autant que les oreilles des enfants sont de plus en plus exposées. En 2015, une enquête 1 avait révélé que 10 % des tout petits (zéro à deux ans) s’endorment au son d’un casque audio, et que la majorité des parents d’enfants de moins de six ans reconnaissent un volume d’écoute trop élevé. Ces excès ne s’arrangent pas avec l’âge, car les sources sonores l’additionnent – console vidéo, télévision, smartphone, concert… – tandis que la vigilance des parents s’amenuise.

Audioprothésiste AUDITION CONSEIL à Bruz en Bretagne, Yannick Durand sensibilise des élèves de maternelle et du primaire à la santé auditive avec son épouse et assistante, Céline. Il constate que dès le CE1, des enfants ressentent des sifflements le soir au repos.

Le risque auditif chez l'enfant à l'école maternelle et primaire est réél

1. Enquête Ipsos pour la Semaine du son